« J’ai suivi mon père pour vivre avec lui une expérience un peu folle »

Sophie RUTAR (D033-FRA)

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Du haut de ses 29 ans, Sophie ne manque pas d’humour quand elle explique qu’elle est « venue ici pour le fun… pour vivre avec mon père une expérience un peu folle ! C’est lui qui m’a décidée à me lancer – je crois même me rappeler qu’il m’a un peu forcé la main… » Car malgré son physique athlétique et son amour de la course à pied, elle n’était pas très sûre d’elle et ne pensait pas vraiment « avoir les capacités de faire une telle épreuve ».

 

Sophie habite dans le nord de l’Italie et partage son temps entre le développement de nouveaux produits dans l’industrie du chocolat - ce que sa silhouette svelte ne trahit pas - et les activités sportives qu’elle affectionne : « je cours 3 à 4 fois par semaine – principalement des sorties trail dans les montagnes proches – et j’ai commencé le VTT ». Elle a aussi vécu en Belgique, où elle faisait partie d’un groupe de passionnés qui se retrouvaient pour courir un trail un week-end sur deux.

 

Le HALF MARATHON DES SABLES FUERTEVENTURA est son premier contact avec l’ultra-trail et le désert. Plutôt positif, apparemment, puisque Sophie affirme avec enthousiasme qu’elle s’est « bien amusée lors de la première étape, au milieu de paysages superbes et de belles dunes de sable, et malgré une première montée un peu dure et une chaleur un peu forte ! » Son père Patrick (D032-FRA), qui l’écoute avec attention et affection, ajoute avec un brin de malice : « Sophie a même osé courir un peu plus vite que moi – vraiment aucun respect pour son vieux père ! »

 

Pour se préparer à l’épreuve, Sophie admet en avoir fait « vraiment très peu : rien pour le port du sac à dos, et une seule sortie longue de 30 km ». Malgré cela, la longue étape d’hier, qu’elle attendait avec un mélange d’appréhension et d’excitation, s’est déroulée sans problème, « avec une alternance de marche et de course et une alimentation régulière pour éviter le coup de pompe ». Courir de nuit a également été une grande découverte pour cette novice, qui admet humblement avoir eu « la chance de faire la fin du parcours avec 3 autres personnes, qui m’ont soutenue moralement ». Un soutien qu’elle a aussi reçu de sa mère et de ses 3 frères et sœurs, qui l’ont suivie sur le site internet de la course et l’ont encouragée par SMS. Quant à sa forme physique après ces 2 premières étapes, « jusqu’ici, tout va bien – à part pour mes pieds, qui sont un peu couverts d’ampoules ».

 

Et après cette épreuve, des projets pour les années à venir ? « J’aimerais bien faire du triathlon – mais il faudra d’abord que j’apprenne à nager ! » répond Sophie dans un grand éclat de rire. Avant de lancer un regard complice vers son père pour conclure, un grand sourire aux lèvres : « Et puis… je compte bien sur mon père pour avoir d’autres belles idées comme celle-ci ! »