« La défaite n’est pas une option »

Duncan SLATER

Membre de la Royal Air Force, Duncan SLATER a déjà servi plus de 10 ans lorsqu’en 2009, en Afghanistan, son véhicule saute sur un engin explosif. Seul son bras droit en sort indemne, pour le reste son corps est meurtri au plus profond de ses chairs. Ses jambes, en particulier, ont terriblement souffert : « Quand j’ai été blessé, mon médecin m’a informé que je ne marcherais plus jamais sans douleur. »

 

Comme beaucoup d’autres blessés de guerre, un long parcours de rééducation débute ; 12 mois plus tard, il apparait que les jambes de Duncan ne lui seront plus d’aucune utilité à l’avenir, et qu’elles seront au contraire un handicap important pour la suite de sa vie. La double amputation est décidée : « Quand j’ai été amputé, j’ai d’abord pensé que ma vie allait être limitée. J’ai alors mis toute ma force à prouver le contraire. Je veux montrer que les amputés peuvent faire comme les autres. »

Dès lors, Duncan SLATER met les bouchées doubles pour compenser son handicap physique. Il rejoint l’association Walking With The Wounded qui défend justement la cause des blessés de guerre, en les aidant notamment à retrouver un emploi dans la vie civile. « Le soutien qu’ils offrent aux anciens combattants est précieux : j’ai été témoin de la valeur de ce qu’ils donnent aux militaires blessés. »

 

 

 

En 2016, Duncan est le premier double-amputé à prendre part au MARATHON DES SABLES. Malheureusement l’effort et les conditions de vie précaire affectent ses moignons : une infection se déclare, et l’ancien combattant risque de graves complications. La mort dans l’âme, il est contraint à l’abandon. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’il s’engage dans des événements jugés « extrêmes » : en 2013 notamment, il est parvenu à skier au Pôle Sud avec Walking With The Wounded. Il a même rencontré le Prince Harry à deux reprises, lors de cette expédition polaire, et plus récemment lors de son entraînement pour le MDS : « Il m’a rendu une visite surprise lors d’un entraînement en chambre chaude à l’Institut de Médecine Navale à Gosport. »

 

Impossible donc pour lui de ne pas retenter l’aventure ; le voilà donc à 38 ans au départ de la 32e édition du MARATHON DES SABLES, avec des prothèses high tech, et une première expérience qui lui servira de point d’appui : « Je crains particulièrement l’étape Longue. C’est une très longue distance, et je n’aime pas l’idée de traverser le Sahara dans le noir ! »

 

En compagnie de son meilleur ami Chris MOORE, qui faisait partie de son régiment lors de sa blessure en 2009, Duncan SLATER progresse entre 3,3 et 4,4 km/h selon la durée et le profil des étapes. Son classement, proche de la 1000e place sur 1167 concurrents au départ, le préoccupe peu : seule compte la médaille que Patrick BAUER lui remettra à l’arrivée de l’étape marathon. Et cette médaille, c’est littéralement avec les tripes qu’il devra aller la chercher : Duncan termine l’étape longue déshydraté, et vomit tripes et boyaux durant la nuit précédant l’étape marathon. Mais comme il aime le répéter, « la défaite n’est pas une option », alors c’est le ventre vide et avec peu d’énergie que le vétéran devra se surpasser une nouvelle fois pour rallier la ligne d’arrivée…

 

Épuisé mais heureux d’être parvenu au bout de son projet, il répète une nouvelle fois sa marotte : « J’espère vraiment qu’au travers de mes efforts, j’inspire les autres handicapés, blessés et malades, que je leur montre qu’il ne faut pas hésiter à demander de l’aide, et qu’il y a une vie après la blessure. »

 

En plus d’être parvenu à transmettre ce beau message d’espoir, Duncan SLATER a réussi à lever 20 000 livres au profit de l’association Walking With The Wounded.

http://walkingwiththewounded.org.uk

 

Qu'attendez-vous pour vous aussi relever le défi ? http://inscription.marathondessables.com