Sentir la rose en plein désert est un peu superflu

Gudrun SIEGLE (D0326-DEU)

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« Le désert est un lieu fascinant et le MARATHON DES SABLES un moyen incomparable d’y séjourner. Ceci dit c’est un sacré challenge, et je crois que les concurrents doivent avoir des tendances masochistes… » Gudrun SIEGLE n’a pas pu terminer le MDS l’année dernière, éliminée par une barrière horaire… Elle est de retour cette année et entend bien devenir finisher !

 

Ce qui a changé entre ces deux participations ? « Ça aide énormément d’avoir déjà participé, même si je n’ai pas terminé, et je pense qu’il n’y a pas de meilleure préparation que d’avoir déjà couru dans le sable et enduré la chaleur et le manque d’eau. »

 

Maintenant qu’elle sait ce qui l’attend, Gudrun se sent moins stressée. L’aspect matériel qui l’avait beaucoup inquiétée lors de sa première participation lui fait moins peur cette année : elle l’a éprouvé et il lui convient. D’ailleurs elle a couru un peu avec depuis l’année dernière, ce qu’elle n’avait pas essayé la première fois. Mais la course n’est pas son fort : « Honnêtement, après avoir fait l’expérience du désert, je sais que courir sera très difficile pour moi. Alors j’ai décidé d’envisager le tout en marche active, et je me suis entraînée avec ou sans mon sac-à-dos et avec des bâtons. J’espère que ce sera bénéfique ! »

 

Mais Gudrun ne s’est pas arrêtée là, allant jusqu’à faire de l’exercice physique dans un sauna - hot yoga et bikram yoga – trois fois 90 minutes par semaine durant le dernier mois précédant le MDS. C’est un sacré programme que certains athlètes visant de bonnes places au classement général expérimentent également.

 

Un autre point sur lequel Gudrun a travaillé : le poids de son sac. Elle s’est rendu compte qu’il était trop lourd l’année dernière, et qu’elle avait sans doute emporté trop de nourriture. Il est certain, comme elle le dit si bien, que « sentir la rose en plein désert est un peu superflu… » Exit donc les articles non indispensables, ainsi que l’excès de nourriture sucrée : « Le sucré m’a rendue malade avec la chaleur. J’ai donc opté pour du salé et des plats savoureux cette fois. »

 

Dernier point d’amélioration et non des moindres : l’hydratation. L’année passée, notre Allemande avait tendance à ne pas gérer correctement son hydratation, buvant trop et tombant à cours d’eau avant d’atteindre le CP. Gros changement cette année : « Je vais essayer de marcher plus vite, de boire moins mais plus souvent et en plus petite quantité. »

 

Résultat sur le terrain : Gudrun a terminé la première étape en 6 h 50 mn 29 s (1064e sur 1163 arrivants). Keep on the good job !