« J’espère continuer à courir sans limite d’âge. »

William MITCHELL

William MITCHELL, 73 ans, est le Britannique le plus âgé à avoir terminé le MARATHON DES SABLES - il en a même terminé deux, en 2015 et en 2017. Et la série risque fort de ne pas s’arrêter en si bon chemin, puisqu’il est inscrit au tout premier MARATHON DES SABLES PERU qui se déroulera du 26 novembre au 6 décembre 2017. « J’espère bien faire partie des premiers à terminer le MDS MAROC et le MDS PERU la même année. Et si je me sens bien après le MDS PERU, je m’inscrirai au MDS MAROC 2018. » Son objectif : « 10 MDS d’affilée ! »

 

À la tête d’une entreprise de location de chapiteaux, William vit dans le village de Turnditch. Jusqu’à 63 ans, le sport et lui, ça faisait deux, voire trois. Et puis un beau jour se produit un déclic : « J’ai commencé à marcher un peu l’après-midi pour garder la forme sur un circuit de 3 miles comportant pas mal de bosses et un peu de plat. Et puis j’ai commencé à courir sur le plat, et enfin j’ai décidé que je pourrais essayer de tout faire en courant. C’est comme ça que ça a commencé. »

 

Depuis, William enchaîne les bornes à un rythme effréné : il court son premier marathon deux ans plus tard (à 65 ans), et depuis en a terminé 140 ! Son record sur la distance reine : 3 h 54 mn 33 s, à Blackpool (Angleterre). Avec cette accumulation de marathons, William est même entré au Guinness Book des records en devenant le premier homme à courir 100 marathons en ayant démarré si tard. « J’en suis très heureux, quand j’ai commencé ces marches je n’aurais jamais pensé en arriver là. Ça montre simplement que vous n’êtes jamais trop vieux. »

 

« Jamais trop vieux », c’est le crédo de William, qui n’a de cesse de répéter que l’âge n’est pas un handicap. « Je n’utilise pas les mots ‘trop vieux’, c’est interdit. Les actions sont plus fortes que les mots, alors si vous voulez faire quelque chose, quel que soit votre âge, sortez et essayez. » Et essayer, ça, il sait le faire ce fringant Britannique ! À 71 ans, il se lance dans son premier MARATHON DES SABLES, qu’il termine avec, comme tous les autres concurrents, quelques pépins. « J’ai eu des ampoules, bien sûr ! Mais l’équipe médicale est formidable. Et puis le MARATHON DES SABLES, c’est 90% de mental. Ça montre la façon dont vous réagissez à l’adversité. Si vous vous dites ‘C’est trop dur’, vous n’y arriverez pas. Ma philosophie, c’est ‘Si vous vous heurtez à un mur de briques, contournez-le ou passez par-dessus, mais ne vous arrêtez pas devant pour pleurer…’ »

 

Ce qu’il aime le plus dans le MARATHON DES SABLES ? Le fait de courir dans le désert, un environnement très différent de celui des marathons habituels, plutôt en bordure ou au cœur de zones très industrialisées. Et puis aussi, mine de rien, la réputation de difficulté accolée à l’épreuve : « Plus c’est dur, plus il semble que j’aime ça. »

 

Et pour relever ses défis, William sait y mettre le prix : « Quand j’ai un objectif, je m’entraîne dur pour l’atteindre. » Course à pied (26-50 miles par semaine, soit 42 à 80 km), salle de sport, et rameur ou home-trainer lorsque le temps est mauvais constituent son lot quotidien. Et il espère bien que cela va durer encore longtemps : « J’espère continuer à courir sans limite d’âge. J’espère bien réussir à courir 10 MDS d’affilée, et avec un peu de chance, qui sait, peut-être participer au 10E MDS PERU ! »