« Je ferai tout pour vivre au mieux l’aventure. »

Julien CHORIER

On peut dire que le tout nouveau MARATHON DES SABLES PERU arrive à point nommé pour Julien CHORIER : ce Savoyard de 36 ans souhaite « découvrir depuis très longtemps le MDS, mais comme il est placé au printemps, c’est difficile pour le reste de la saison. Alors je me suis toujours dit que je le ferais plus tard… Mais là, un MARATHON DES SABLES début décembre, c’est parfait ! » Et c’est même doublement parfait, puisque par la même occasion Julien découvrira l’Amérique du Sud, une terre qu’il rêve de fouler depuis des années : « Après il y a le côté Amérique du Sud : je ne connais pas du tout, mais j’ai vraiment envie d’y aller depuis très longtemps. Alors là ça fait d’une pierre deux coups : le MDS et l’Amérique du Sud en même temps ! »

 

Marié, père de deux petites filles, Julien n’est pas qu’un trailer de haut niveau - vainqueur entre autres de la Diagonale des Fous à La Réunion et de la Hardrock au Colorado (2011). Non, il a un métier, ingénieur en bâtiment spécialisé dans la sécurité incendie, et depuis très récemment il est même accompagnateur en montagne. On ne vous raconte pas son emploi du temps…

 

Si Julien a déjà participé une fois à une course à étapes, il avoue que le MDS PERU sera quand même une grande première pour le côté autonomie : « J’ai déjà fait une course à étapes, la TransAlpine Run, mais tu n’es pas en autonomie, le soir tu es à l’hôtel, et tu ne portes qu’un petit sac-à-dos. J’avais déjà préparé une course où l’on avait besoin d’un gros sac, le Libyan Challenge, mais il avait été annulé quelques jours avant la course, pour des raisons politiques. Je sais donc déjà un peu ce que c’est de courir avec un gros sac, mais ça sera la première fois que je le ferai en course. »

 

Et du coup le Savoyard sait parfaitement qu’il aura fort à faire face aux spécialistes : « Pour le côté sportif, je risque d’être un peu en retrait. Je n’ai pas l’expérience de ce type de course, ni de l’environnement. Alors je ferai tout pour vivre au mieux l’aventure, et on verra ce qui se passe… » Néanmoins, il peut compter sur les bons conseils des copains, comme Erik CLAVERY, cinquième du MDS MAROC 2016 et premier Français : « On a passé un marché avec Erik : comme il va à la Western States pour la première fois cette année, je lui donne des conseils, et à l’inverse il me donne des conseils pour le MARATHON DES SABLES ! »

 

 

En tous cas, Julien prend fort à cœur la préparation de la course, avouant que ça le motive presque autant que de courir : « Les paramètres techniques à gérer, le matériel, l’alimentation… C’est presque ça qui me motive le plus. » Quand on lui demande ce qui pourrait lui faire un peu peur, il évoque la nourriture : « Moi j’ai vraiment besoin de manger, si je prends juste les 2000 calories demandées au minimum par jour, c’est bien, mais il va falloir que je mange un autre concurrent en cours de route ! » Le sable n’est pas non plus son grand ami, qu’il compare à la neige dans laquelle il a du mal à évoluer sans « s’enfoncer et faire des gros trous ». En ce qui concerne la chaleur, pas de grosse inquiétude : après la Western States et l’UTMB 2016, particulièrement chaud, il pense être capable de bien s’en sortir.

 

Son programme avant le MDS PERU ? « Je vais voir comment se goupille ma fin de saison, déjà j’ai l’UTMB fin août, et il faudra voir comment je récupère. Si ça va bien, je cours le Grand Raid de La Réunion, sinon je fais un break avant le MDS PERU. »

 

Il reste six mois à Julien et à tous les concurrents de cette première édition pour se préparer, et concrétiser cette envie qui les démange depuis si longtemps : « Je suis vraiment content de faire partie de cette première. On va vivre un peu comme un peuple nomade pendant une semaine, ça va faire du bien d’être coupé de tout. Et en revenant, on appréciera encore plus notre vie habituelle et notre confort… »

 

http://www.julienchorier.com