“Pour m’entraîner pour ce MDS, j’ai marché 1300 km”

Naho FUKUNAGA (D193-JPN)

Au Japon, le MARATHON DES SABLES – connu localement sous le nom de Saharan Desert Race – est très célèbre et attire de nombreux concurrents japonais (47 au Maroc en avril dernier). Pour sa première édition au Pérou, plus de 30 concurrents (proportionnellement trois fois plus qu’au Maroc) ont traverse l’Océan Pacifique, comme Naho FUKUNAGA (D193-JPN) : “J’aime l’idée d’être une pionnière, d’entrer dans l’histoire” dit-elle avec un grand sourire. Et qui l’a convaincue de s’inscrire ? “Un marcheur japonais qui a pris part au MDS MAROC, a adoré et a décidé d’inviter autant de Japonais que possible à partager l’expérience.” Une initiative couronnée de succès, puisqu’il est devenu le leader d’une équipe de 19 concurrents japonais – dont 9 sont devenus finishers du MDS, arrivant tous ensemble en toute fin de peloton.

 

Pour sa première au Pérou, Naho a passé “un super moment, avec ces paysages magnifiques… mais la course n’est pas facile à cause du sable mou et de la chaleur.” Bien que ce soit une longue course à étapes, ses pieds vont bien, avec juste de petites ampoules. Ce pourrait être en relation avec son choix de chaussures (des Crocs pour le bivouac – contrairement à son ami Takura qui a fait le MDS entièrement avec – et des chaussures de course pour les étapes), mais sans doute davantage à son entraînement : “Notre leader a décidé de traverser le Japon à pied, d’Hokkaido à Kagoshima – un voyage total de 2700 km ! Je l’ai accompagné et j’ai marché 1300 km en 29 jours.”

 

Actuellement sans emploi, cette jeune pharmacienne admet qu’elle s’est sentie “très fatiguée après l’étape longue, étant arrivée à 8 h du matin.” Depuis elle a perdu son appétit pour la course, et elle s’est mise à marcher, “même dans la grande descente sablonneuse !” Et à propos de l’esprit de groupe ? “Parfois j’aime marcher seule à mon propre rythme, en silence ; mais d’autres fois je préfère marcher avec mes amis pour bavarder.” Aujourd’hui, Naho s’apprête à rentrer à la maison avec sa médaille Finisher, et si elle continue à parler ainsi de son expérience, il y a de fortes chances que son joli sourire et son enthousiasme convainque d’autres Japonais de se lancer dans l’aventure MDS – que ce soit au Maroc, au Pérou ou à Fuerteventura.