Marathon des sables

Portraits

Christine LEDUC (FRA)

« Le MDS c’est comme un bon shoot »

Christine LEDUC a participé pour la première fois au MARATHON DES SABLES cette année, et reviendra en 2023 avec le dossard 77 qu’elle a gagné lors du challenge éponyme en juillet 2021. Elle nous livre son ressenti et ses attentes.

Avant 2021, le MDS te paraissait un rêve inaccessible, qu’en penses-tu aujourd’hui ?

Si, c’est accessible… J’ai eu le plaisir d’y participer en 2022 par du sponsoring, alors que je suis une coureuse lambda, une madame tout le monde. J’ai récolté par un réseau d’entrepreneurs et d’amis la quasi-totalité du budget MDS. Après, si tu veux en profiter pleinement, mieux vaut être préparé un minimum (sable, dénivelé, chaleur, auto-suffisance, rando/course).

Deux MDS deux années de suite… Pour quelqu’un qui n’aime pas faire deux fois la même épreuve, quel paradoxe ?

Il y a tellement d’organisations différentes à la porte de chez soi, dans toute la France, dans tous les coins du monde… que je trouve dommage de faire toujours les mêmes… mais là au MDS, ce désert fait que c’est toujours différent (comme mes sorties au bord de Loire), c’est le côté nature qui nous apporte ce renouveau. Et bien sûr, je pense qu’il y a cette magie de l’espèce humaine à s’unir, se sourire, se guérir en l’espace d’une semaine. C’est comme un bon shoot. Il faut certainement une bonne dose tous les ans.

Quel retour as-tu sur l’alimentation ?

Je prendrai plus, plus de calories, c’est évident. J’avais misé sur le poids du sac en prenant le minimum de bouffe… erreur : j’ai eu la dalle dès la deuxième étape ! J’ai pioché dans les sacs des jours suivants, et ma camarade de tente Leila m’avait filé son trop-plein de nourriture.

Par contre, j’ai mangé froid toute la semaine, ça je garde, c’est hyper pratique, pas de réchaud à transporter, ni à faire fonctionner, parfait.

Depuis, j’ai testé d’autres plats à la maison, je note tout sur un carnet, l’analyse nutritionnelle, les références, si j’aime, ou pas. Si froid ça passe, si ça me nourrit suffisamment. Et vu qu’au MDS les gens sont solidaires, une participante avec un sac de 6,6 kg m’a gentiment envoyé à notre retour ses menus pour que je m’en inspire. Et puis le végan de notre tente avait curieusement de la super alimentation hyper bonne et calorique, j’en ai commandé.

Tu craignais les premiers jours par rapport à la chaleur, comment ça s’est passé ?

Le premier jour m’avait bien secoué, entre la chaleur, les émotions d’être là, le cadre. Après la première nuit, ça l’a fait nickel. J’ai profité à 200% de ma semaine.

Comment t‘es-tu organisée pour le ratio course/marche, la gestion sportive de l’épreuve ?

L’idée pour la première étape était de marcher pour m’acclimater, m’habituer au terrain, et surtout ne pas créer de trauma avec les impacts du poids du sac. À la deuxième étape : J’ai eu envie de courir mais le sac était encore trop lourd. J’avais peur de prendre le risque de me blesser. Je marchais donc vite et trottinais quand le terrain le permettait. Puis, avec l’allègement du sac, alternance course/marche, comme j’aime le faire, sur les étapes suivantes. Je n’ai pas pris de bâtons, je ne sais ni courir ni marcher avec…

Finalement, qu’est-ce qui a été le plus dur ?

Le plus dur, et à ma grande surprise, je me croyais plus coriace que ça, c’est l’hygiène spartiate et le manque d’intimité.

Et le meilleur moment ?

L’arrivée des camarades de la tente. Surtout Leila et Charlotte. Leila a découvert le monde du trail au MDS, elle a tout fait par choix en marchant, et elle a réussi son défi. Une belle leçon pour moi qui n’aurait pas parié un copeck sur cette chouette nana, avec sa crème de jour, son appareil photo, ses bric et brocs dans son sac. Et Charlotte, avec ses pieds dignes d’un film d’horreur, elle n’a rien lâché elle non plus. Elle est arrivée le plus tard possible de l’étape longue, mais avec un tel sourire et regard pétillant. Elle a su profiter de son MDS même blessée. Elle qui était très bien classée et en forme les premiers jours, elle a réussi à redéfinir ses objectifs en peu de temps, pour profiter autrement de son MDS. Quelles forces ces nanas.

Un autre meilleur moment était les petits mots de mes enfants chaque jour que je piochais dans mon sac. C’est léger, gratuit, et ça m’a renforcée, et m’a fait rire tous les jours.

Et vu qu’il y a plein de meilleurs moments, celui du courrier est aussi très beau, drôle, émouvant, cela devenait un partage de nos vies dans la tente.

Souvent quand on a réussi une épreuve et qu’on y revient, on a envie de « faire mieux » ; qu’est-ce que ça représenterait pour toi, faire mieux sur le MDS ?

Oui. Clairement, je veux faire mieux. L’année dernière j’ai terminé 69e féminine sur 203, 497 du classement scratch (801 Finishers). J’étais très contente pour cette première expérience. Mais… j’aime me fixer des objectifs de classement, ça me booste. Cette année, je m’exerce en Auvergne, au trail du Vulcain, pour mieux appréhender le dénivelé, ces bosses où je suis à la ramasse… J’aimerais pour ce MDS finir dans les 50 premières féminines.

Nous souhaitons donc plein de force et de plaisir à Christine pour son entraînement, et au mois d’avril au milieu de 1200 autres participants !

Retrouvez le portrait de Christine réalisé avant le 36e MARATHON DES SABLES.

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