Marathon des sables

Portraits

Mohamed EL MORABITY (D0205-MAR)

UN EL MORABITY PEUT EN CACHER UN AUTRE

Comme l’année dernière, Mohamed EL MORABITY (D0205-MAR) a frappé fort lors de la première étape, qu’il a remportée en devançant de quelques mètres son frère Rachid (D0001-MAR). La veille, il affirmait avec confiance s’être « bien préparé avec Rachid depuis 6 mois, avec 3 mois en altitude puis un retour à la maison, dans l’environnement désertique de Zagora ». Mais il reste humble quant à la possibilité de remporter l’épreuve, car « Rachid a déjà gagné 5 fois, tandis que moi, je n’ai qu’une seule deuxième place à mon compteur. Mais je suis heureux de partager cette belle course avec lui, qui m'apporte son expérience et est un véritable exemple pour moi. Au-delà de la compétition, c'est une aventure humaine, faite de belles rencontres sur le bivouac, qui plus est dans notre pays et notre région. »

Le coureur marocain est également très reconnaissant envers tous ceux qui l’encouragent dans ses efforts, en particulier « l’équipe TGCC – composée des champions expérimentés que sont El Mouaziz, El Akad et Rachid, qui m’apprennent beaucoup et sont pour moi une vraie famille –, mon sponsor WAA pour tout l’équipement, mais aussi l’ensemble des journalistes : quand je fais de bons résultats, ce n’est pas seulement moi qui gagne, c’est aussi tous ceux qui me soutiennent. » Cela lui donne les moyens et la motivation pour envisager une saison bien remplie, avec notamment la Maxi Race, en mai, la Transkarukera guadeloupéenne, en juin, et l’OCC, en août. Un beau programme de voyages, certes, mais qui, combiné aux entraînements en montagne, entraîne « un éloignement de la famille qui est parfois difficile à vivre. Et encore, je n’ai pas de d’enfants ni d’épouse… mais j’en cherche une – notamment ici, au MDS ! »

Cette course mythique est d’ailleurs pour Mohamed un des événements sportifs les plus difficiles qu’il connaisse, compte tenu « de l’autonomie alimentaire, du poids du sac, de l’accumulation de la fatigue au fil des étapes et du climat du désert. Il faut vraiment être bien préparé physiquement et mentalement. » En termes d’alimentation sur le bivouac, son quotidien est fait « de nourriture lyophilisée (notamment un délicieux couscous, que j’ai testé et approuvé l’année dernière lors de la longue), de dates, de cacahuètes et, bien sûr, de thé du Maroc. Avec Rachid, on fait un feu commun, mais chacun cuisine dans sa propre gamelle, car nous n’avons pas les mêmes goûts ! »

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