Marathon des sables

Portraits

RORY COLEMAN (GBR)

« Le MDS et Patrick BAUER sont une véritable inspiration »

Rory Coleman est un athlète britannique qui a terminé 15 MARATHONS DES SABLES. Il sera présent pour la 34e édition du 5 au 15 avril 2019.

Tu as terminé 15 MARATHONS DES SABLES. Qu’est-ce qui t’a poussé à courir le premier ? Puis le deuxième ? Puis le troisième ? Puis… Et pourquoi revenir encore et encore ?

Je courais des marathons depuis cinq ans au printemps 1999 et j’avais envie de trouver le « Challenge ultime de course à pied ». Le MARATHON DES SABLES n’était pas encore très connu en Grande-Bretagne à cette époque, et en voyant un reportage à la TV, j’ai immédiatement accroché et j’ai su que je devais m’inscrire. Cette expérience a changé ma vie – elle m’a donné le temps de réfléchir à ma condition et de simplifier mon avenir. Après une telle introspection, c’est juste logique de revenir année après année vivre l’expérience du MDS.

Sur ces 15 MDS, peux-tu me citer tes trois souvenirs les plus marquants ?

L’année humide en 2009 avec une pluie pire qu’au Pays de Galles, et le Directeur de Course, Patrick BAUER, qui a sauvé l’épreuve – rendant l’étape longue encore plus longue… J’ai terminé 143e au classement général, mon meilleur classement, et le dernier jour de course j’ai rencontré Jenny, ma femme.

Coacher et accompagner Sir Ranulp Fiennes, le « Plus grand explorateur vivant au monde » jusqu’à la ligne d’arrivée en 2015. Un véritable honneur de travailler avec l’un des Trésors Nationaux Britanniques.

Escalader le sommet du Jebel de 1000 mètres sur l’étape longue en 2016, six mois après avoir été paralysé par le syndrome de Guillain-Barré. Un endroit qu’à un certain moment j’ai cru ne plus jamais revoir…

À quoi ressemble une semaine d'entraînement de Rory COLEMAN?

Aucune de mes semaines d’entraînement n’est la même, car ma course ne répond pas aux besoins de mes clients (je suis un coach performance et lifestyle). Après le syndrome de Guillain-Barré, il est de toute façon difficile de suivre un calendrier car il faut maintenant du temps pour que mon système nerveux se rétablisse.

Dans mes premières années de course à pied, je courais 160 km par semaine, sur de grandes distances quotidiennes, pour être suffisamment en forme pour courir certaines des plus grandes courses auxquelles j'ai participé.

Es-tu un forçat de l’entraînement, ou plutôt quelqu’un qui y va à la cool ?

Je suis très heureux de pouvoir m'entraîner où et quand je le peux, mais je suis suffisamment préparé pour courir 42,2 km à tout moment et autant de jours que nécessaire. Heureusement, je ne me sens pas obligé de courir tous les jours.

Je sais que tu as couru plus de 1000 marathons… c’est juste énorme ! Pourquoi cette accumulation ?

Si vous aimez courir autant que moi depuis près de vingt-cinq ans, courir 1000 marathons n’est pas si difficile. C’est un sacré record et j’ai couru plus de 50 marathons depuis ma maladie, il y a deux ans. Je continuerai à courir des marathons aussi longtemps que je le pourrai ou aussi longtemps que je le voudrai. Il n'y a pas de fin prévue.

Et quel est ton record de vitesse au marathon?

Mon record personnel a été réalisé le 3 mars 1996 en 3:24:21 au ‘The Borders Marathon’ au Royaume-Uni.

De même, j’ai vu que tu détenais plusieurs record au Guinness, quels sont-ils ?

J'ai neuf records du monde Guinness pour avoir parcouru les plus grandes distances en un temps donné sur un tapis roulant. Celui dont je suis le plus fier est de 162,19 km en 24 heures les 17 et 18 octobre 1998.

Sur ton profil Facebook, tu indiques entre autres 24 ans sans boire. Pour toi, c’est donc quelque chose qui te définit ? En quel sens ?

Etre sobre depuis 24 ans, c’est le record dont je suis le plus fier. Courir a été mon salut et ma thérapie pendant tout ce temps. Quand j'ai commencé, je n'ai jamais décidé de courir un marathon, encore moins 1000. Je voulais juste devenir sobre et vivre une autre vie. Chaque jour est un événement positif pour moi et le MDS est une retraite où je peux réfléchir et réaffirmer ma promesse.

J’ai également aperçu l’année dernière sur le bivouac tes ongles de pieds peints, très jolis d’ailleurs même après quelques jours de course !

Peindre mes ongles est devenu une chose courante toute l'année qui a commencé au MDS. Cela fait des années que je ne souffre plus d’ampoules et pendant que mes compagnons de tente s’occupent de leurs ampoules, c’est formidable de célébrer mes jolis pieds. C'est juste pour s'amuser…

On remarque aussi sur le bivouac ton air jovial, tu dégages une joie de vivre que beaucoup n’arborent pas.

Pour moi, le MdS est un moment de fête et de répit dans mon emploi du temps chargé au soleil et au sable du Maroc. J'attends la course avec impatience, comme un enfant qui attend Noël ou son anniversaire peut-être, et j'adore chaque minute de l'expérience.

Es-tu un optimiste forcené?

Je suis très optimiste mais aussi réaliste. Je sais que je suis capable de terminer la course et que j'aime bien aider les autres à terminer et profiter de leur MDS, c’est un véritable bonus. Le MDS se résume à la médaille - personne ne se soucie de savoir si vous êtes le premier ou le dernier – vous TERMINEZ ou vous ne TERMINEZ PAS le MDS, c’est tout.

As-tu des trucs pour te faire avancer, te faire garder le sourire ?

J'écoute beaucoup de musique et j'aime m'immerger dans des chansons qui m'ont accompagné à l'entraînement et dans la vie. Pink Floyd m'accompagne souvent au MDS.

Fort de ton expérience sur le MDS, quels conseils donnerais-tu aux néophytes qui vont venir pour la première fois en 2019 ?

Soyez aussi léger que possible – Prenez un sac aussi léger que possible - Et entraînez-vous un peu.

Leur conseillerais-tu de partager ta tente, ou plutôt de prendre celle à l’exact opposé sur le bivouac ?

Partager ma tente facilite beaucoup le MDS, mais vous devez avoir plus de 50 ans pour être invité. Les compagnons de tente énergiques et générateurs d'énergie sont vraiment importants pour faire de la course une expérience encore plus enrichissante et la plupart de mes compagnons de tente au fil des ans sont devenus des amis pour la vie.

C’est ça, les gens que l’on rencontre, qui est la partie la plus intéressante sur le MDS, et en Patrick Bauer j’ai trouvé un ami. Le MDS et Patrick sont source d’inspiration pour tous les participants.

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