Marathon des sables

Portraits

Fred LAMOUREUX (FRA)

« Je suis l’amant du désert »

À 46 ans, Fred LAMOUREUX (FRA) participera pour la cinquième fois au MARATHON DES SABLES en avril 2020. S’il revient une nouvelle fois, c’est qu’il vit une relation particulièrement forte avec le désert et l’épreuve pédestre emblématique : « Le MDS et moi, nous avons une relation particulière. Le désert est mon amant, ou je suis l’amant du désert, et le MDS est le symbole de cette union. »

En effet, à chacune de ses participations, Fred s’est senti remis à sa place par le désert : « on relativise beaucoup de choses de notre quotidien ». Agissant comme une véritable remise à zéro, le MARATHON DES SABLES lui permet d’apprécier à sa juste valeur sa vie « normale » en France. Ses proches comprennent bien ce besoin : « ma famille me soutient à fond à chaque participation, même si certains me prennent pour un fou. Mais l’important est de savoir où l’on va et pourquoi on le fait. »

Fred LAMOUREUX et Bernard GAUDIN

Fred a participé pour la première fois au MDS en 2006, épaulé par Bernard GAUDIN, son « papa sportif ». « Il m’a beaucoup appris, et je suis sûr que de là-haut il me guide sur chaque étape. » Bernard GAUDIN (FRA), qui a remporté le MDS en 1987 et 1988 (2e et 3e éditions), est décédé brutalement en 2010 à l’âge de 61 ans. Il avait entre autres remporté les 100 km de Millau, décroché de jolies marques sur marathon (2h27), semi (1h09) et 24 heures (un énorme 274km), et s’était consacré au 24 heures en entraînant l’équipe de France et de nombreux athlètes.

Fred LAMOUREUX

Alors bien sûr, c’est un peu pour Bernard que Fred prendra le départ du 35e MARATHON DES SABLES, et une fois de plus il mettra toutes les chances de son côté. Coach sportif, son approche de la compétition est rigoureuse : « je veux être le plus proche possible de la perfection sur le plan de la préparation sportive, mais aussi sur les autres aspects de la course. » D’ailleurs, Fred coache une dizaine de personnes qui seront également présentes sur le MDS, avec toujours la même approche, sans doute héritée en partie de Bernard : « quand on va dans le désert, il faut rester humble. Il ne faut pas essayer de dompter le désert, il faut l’adopter. La moindre erreur peut être irrémédiable pour la suite de la course. »

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