Marathon des sables

Portraits

Olivier CROUVIZIER (FRA)

« Le désert, je m’y sens bien »

Le respect de l’environnement est inscrit dans l’ADN du MARATHON DES SABLES : l’épreuve désertique légendaire fait en effet tout son possible pour minimiser son impact sur l’environnement (transport, énergie, déchets, compensation). Et c’est un grand plaisir de recevoir des concurrents qui sont eux aussi particulièrement investis dans cette cause. Olivier CROUVIZIER, un Français de 33 ans, est précisément dans ce cas. « J’ai depuis tout jeune une passion pour la nature, les plantes et les animaux. Il faut dire que j'ai eu une grande influence de la part de ma famille et de mes grands-parents qui travaillaient la terre. »

Aujourd’hui le Caluirard fait donc tout son possible pour vivre le plus simplement possible : « moins d'emballage, faible consommation de textile, covoiturage, transport doux, peu d'aliments industriels transformés, alimentation locale et de saison, je me lave au savon brut, je mange rarement de la viande, encore moins des produits issus de la mer sauf coquillages et crustacés. »

C’est donc tout naturellement qu’en bon coureur à pied soucieux de son empreinte écologique, Olivier minimise sa consommation : « J’use jusqu’à la moëlle mes chaussures puis je les donne à Run Collect, organisme de revalorisation de chaussures. Je n’achète que peu de textiles et sac-à-dos. Je réalise mes barres énergétiques à base de produits locaux… »  Pas de produits industriels, de poudres énergétiques, et pourtant Olivier parvient au bout de nombreuses épreuves jugées extrêmes : « Ces choix ne me pénalisent pas dans ma pratique. En arrêtant les gels énergétiques je n'ai plus jamais eu d’hypoglycémie, en arrêtant les boissons d’efforts ou de récupération je n'ai plus eu de problèmes gastriques. Pourquoi manger sainement et simplement dans la vie de tous les jours pour ingurgiter des cochonneries le jour où l'on demande à notre organisme un grand effort physique ? »

Un poste qu’il est compliqué de minimiser lorsque l’on aime courir à travers le monde, c’est celui des transports. « Concernant mes déplacements je ne suis pas un jusqu'au-boutiste et effectivement je cours des courses loin de chez moi. Alors je compense en participant à des programmes de reboisement. Et puis je ne me déplace pas spécifiquement pour une course : si j'ai prévu un voyage j'essaie de trouver une course sur place. »

Olivier CROUVIZIER

Aujourd’hui paysagiste, Olivier n’a pas été toujours en accord avec ses principes : « Entre mes 25 et 28 ans j'ai travaillé pour de grands groupes industriels sans éthique environnementale ou pratiquant du greenwashing à grande échelle. J'ai mis 3 ans à me rendre compte que mon travail en tant qu'ingénieur chimiste n'était pas à la hauteur de mes exigences. » Après avoir frôlé le burn-out, Olivier a tout plaqué pour monter sa propre société au fort ancrage local.

Ce revirement à 100% a permis à Olivier de s’épanouir, de vivre en accord avec ses principes, et de créer une activité professionnelle utile. Il sera dans le désert du 3 au 13 avril pour le 35e MARATHON DES SABLES, une épreuve qui là aussi devrait le ravir : « Le désert, je m’y sens bien. Je comprends l’attrait amoureux de Théodore MONOD pour le Sahara. »

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