Marathon des sables

Portraits

Adeline GOURDON (FRA)

« Le MDS, ce sera la course des premières fois »

Adeline GOURDON (FRA) participera à son premier MARATHON DES SABLES en octobre prochain. À 21 ans, elle fera partie des plus jeunes du peloton.

 

« 21 ans, c'est jeune pour de si longues distances ! » C'est ce que l'on m'a longtemps répété. Avant, je regardais les coureurs de 10 km comme s’ils étaient fous, et puis en commençant à courir, l'idée d'un marathon à mes 25 ans est vite apparue… Finalement, tout est arrivé plus vite que prévu : le semi à 18 ans, le marathon à 19 ans, l'ultra à 20 ans… C’est au travers du MARATHON DES SABLES que j’ai découvert le monde de l’ultra-endurance. J’admirais de loin les participants, comme des étoiles, et je rêvais d’y participer un jour. J’en ai parlé à une professeure de mon école qui a été tellement réceptive que le soir même je m’inscrivais !

Je suis fascinée par la capacité du corps à s'adapter à l'effort et à l'environnement. Je me suis découvert une force mentale et une résistance physique que je ne soupçonnais pas et qui m'aident beaucoup au quotidien. À partir du moment où l'on se dit « je vais le faire », tout devient possible, avec abnégation, humilité et résilience.

La course à pied est ma confidente la plus intime, elle est témoin de mes pensées les plus sombres et de mes larmes de joie. Lorsque je cours, je me sens vivante, je suis entièrement moi, sans filtre. La longue distance, que ce soit à vélo ou à pied, me permet de voyager, d'être hors du temps et de revenir à la simplicité de la vie. Et puis sur de longues distances, on forge des liens très forts avec des personnes que l'on ne reverra peut-être jamais. L'ultra, c'est avant tout une expérience humaine et un beau voyage en pleine nature.

Mon emploi du temps ne me permet pas d'avoir un plan d'entraînement fixe, alors je me fixe des objectifs pour chaque mois. Je varie les sports, je travaille mes faiblesses, je renforce mes points forts. Le tout est de s'entraîner intelligemment, de se faire plaisir et prendre soin de soi pour avoir un corps prêt à tout moment de l'année ! Ça m’a d’ailleurs sauvé la jambe lors d'un accident de la circulation en janvier 2020.

J’ai déjà vécu pas mal de moments difficiles dans le cadre sportif, notamment sur la fin de mon aller-retour Paris-Dieppe à vélo, soit 300 km. Lorsque la nuit est tombée, le froid est apparu plus vif. Je ne sentais plus mes mains ni mes pieds. Je peinais à tenir debout sur mon vélo, j'étais fatiguée, j'avais faim, j'avais froid. Je n'ai jamais eu aussi froid. Puis j'ai commencé à faire une hypothermie, mon corps tremblait tout seul, ma respiration se faisait plus forte, je suis tombée à plusieurs reprises, je n’arrivais plus à remonter sur le vélo. Malgré tout, il fallait finir. J’ai dû puiser au plus profond de mon mental, remonter sur le vélo, pédaler et finir. Comme j'aime le dire « J'ai vu comme les pentes peuvent être abruptes, j'ai vu comme on en souffre. Mais j'ai aussi vu les sommets, et ça en valait la peine ! »

Au MARATHON DES SABLES, tout me fait peur et envie à la fois ! Je ne suis jamais sortie d'Europe, je n'ai jamais pris d'avion de ligne, je n'ai pas encore mon passeport, je n'ai jamais bivouaqué, jamais couru une aussi longue distance ni fait de course à étapes, je suis sensible au soleil et ne parlons pas des ampoules… Ce sera la course des premières fois, alors forcément, ça fait peur ! Mais si nos projets ne nous font pas peur c'est qu'ils ne sont pas assez grands…

Alors je sais que j'y laisserai des larmes, mais aussi des centaines de sourires… J'espère que cette course me changera, que je prendrai confiance en moi, qu'elle soignera des blessures que je n'ai jamais pris le temps de panser et que j'y ferai des rencontres qui me marqueront… et que moi aussi je marquerai peut-être certaines personnes. À travers cette course, je veux montrer que c'est possible à qui y croit, à qui ose et fait les choses avec passion. Je ne suis pas surhumaine, je ne suis ni la plus rapide ni la plus forte, je ne suis qu'un p'tit bout de femme de 21 ans qui a encore beaucoup à apprendre, mais j'ai cette étincelle en moi qui me dit d'y croire.

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